From Italia with Love

Publié le 20 November 2017
En 1966, dans la foulée du photo-roman Satanik, le criminel au costume de squelette, sort Genius chez Furio Viano (Goldrake pour sa version argentine, dont des extraits sont visibles plus bas). Comme Satanik, Genius met en scène un anti-héros typique de ces publications italiennes populaires pleines de stupre et de violence, un personnage agissant davantage comme bourreau que comme justicier, semant mort, larmes et terreur à longueur de pages.
Ce n’est cependant pas le héros qui nous intéresse ici mais sa fascinante coéquipière bien sûr, dont la présence malheureusement ponctuelle est toujours contrebalancée par une belle flopée de cadavres sillonnant sa route mouvementée.

Un masque de ninja oriental sublimant un regard magnétique, de longs cheveux noirs méchés de blond en harmonie avec une combinaison noire et or affriolante de Luchadora, une cape de chauve-souris ornée d’un col en toile d’araignée… et ce nom – quel nom ! – mystérieux, attirant, évocateur : LOVE.

Interprétée par Angie Leod, Love est un modèle de violence brute : couteaux de lancer, poignards, fouet à chaînes, pieds, poings, harpons, revolvers, strangulation, électrocution de groupe, tout est bon, tout est utilisable pour tuer, tuer et encore tuer.

Alors que diable manque t-il pour obtenir une héroïne incontournable ? Des titres implacables évidemment ! Comme par exemple : Femelles brûlées (n°41), Le Bikini d’or (n° 12 argentin), Poupées en vison (n°63), L’île du plaisir (n°42) ou Whisky et Baby-Doll (n°33 argentin et 31 italien) !

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